Terra Mater

Une terre sous l'autorité despotique d'un Empereur que nul n'a jamais vu...
 
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 Au coeur du Crépuscule...

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Minam Storm
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MessageSujet: Au coeur du Crépuscule...   Ven 26 Sep - 23:29

La lumière du jour faiblissait peu à peu, couvrant d'un dernier hommage les pas des deux voyageurs.
L'étalon pâle comme la lune paraissait filer dans le firmament, simplement porté par la brise du soir, son cavalier transformé en messager du Destin.
Juste derrière venait le poney, qui trottait nonchalamment sans avoir l'air pressé le moins du monde par le Temps et la Nuit qui approchaient.
C'était un simple poney mais pourtant, il semblait doté d'une étrange humanité, d'une intelligente intuition qui lui faisait comprendre sa cavalière.
Cette dernière s'était rendormie, répugnant à laisser ses rêves inachevés, ne voulant pas dormir les yeux ouverts.

Seulement, pile à l'instant où le grand cheval s'arrêta, la petite fille leva la tête et saisit doucement les rênes de sa monture pour cesser le trot.
C'était une sensation bizarre de se dire qu'on était arrivé, dans un endroit dont on ne connaissait rien mais où pourtant on avait des choses à faire.
Curieusement, Minam ne voulait pas descendre de cheval et elle avait peur de marcher sur cette terre grise et granuleuse comme des montagnes de cendre.
Il y avait quelque chose de lunaire dans ce paysage si solitaire, triste et si plein de mirages pareil à un désert de poussière.

Du haut de son poney, la gamine pouvait les voir, ces formes immenses à moitié immergées dans la nuit.
Au coeur de la montagne, se traçait une voie sinueuse qui descendait et s'enroulait dans les ténèbres, semblable à une spirale infernale.
Le chemin escarpé scintillait de rosée, cela ressemblait au passage d'un autre monde dans lequel il pleuvait encore le matin.
Sa bottine de province toucha le sol puis l'enfant effectua quelques pas hésitants sans trop savoir où aller.
Enfin, elle s'approcha discrètement du jeune homme, le considérant silencieusement.
Au fond, ce dernier l'impressionnait un peu de part sa stature, il est vrai mais aussi et surtout, de part sa nature humaine.
Un humain...

C'était parce qu'il était un humain que Minam ressentait cette étrange appréhension à son égard.
Que savait-elle des humains ?
A vrai dire, pas grand chose si ce n'est qu'il ne fallait pas s'y fier...
Perplexe, l'Avarielle tourna son regard vers le ciel laiteux, songeant qu'elle n'aimait pas cette pâleur orangée qui emplissait l'horizon.
Alors comme lorsqu'elle était petite, encore plus que maintenant, elle se mit à se ronger les ongles, ses grands yeux plongés dans l'encre cosmique.

- On y va maintenant ? Lança t-elle soudain.

Ses paroles s'étaient dispersées avec le vent, à peine perceptibles derrière ses mains mais elle ne parut pas s'en rendre compte.
L'enfant s'engagea sur la corniche, le pas léger, peut-être même un peu trop.
Inutile de préciser que Minam était sujette au vertige, elle avait peur de bien des choses.
Elle avait peur de tout.
Seulement, parfois, ses peurs du moment s'éclipsaient devant une peur encore plus grande.
La Phobie la plus conséquente face à laquelle l'angoisse devenait instinct de survie.

Au milieu du passage taillé dans la roche, sa mince silhouette se découpait à travers les nuées de brume glacée.
L'esprit focalisé sur un seul objectif, en finir au plus vite avec ce boulot, la petite ensorceleuse se dirigeait vers le fond du gouffre, ou du moins ce qu'elle en voyait.
Les Gorges étaient si sombres qu'elle avait eue, dès le début, l'inquiétante impression de se faire engloutir par l'obscurité toute entière.
Or, s'il y avait bien une chose que la gamine ne supportait pas, c'était de faire partie du décor.
Etre engluée dans une masse ne lui disait rien qu'y vaille car elle détestait l'enfermement.
Déjà, elle ahanait de peur et de fatigue
, se questionnant sur sa motivation.

* Juste pour l'argent...*

Stupide, vraiment stupide et si elle mourrait ?
Cela n'avait aucun sens de risquer son existence pour une somme aussi dérisoire.
De plus, elle n'en avait pas vraiment l'utilité, vivant déjà très bien de ce qu'elle possédait.
Minam se figea au détour d'une cavité et se retourna pour scruter la pénombre.
Quoique un peu honteuse, elle se sentait prête à retourner sur ses pas et à avouer à son commanditaire l'impossibilité de la chose...
Toutefois, elle ne le fit pas et continua son chemin, marchant plus vite d'un pas déterminé, sans un regard en arrière.


Dernière édition par Minam Storm le Sam 4 Oct - 13:53, édité 1 fois
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[PNJ]Edgar
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MessageSujet: Re: Au coeur du Crépuscule...   Dim 28 Sep - 1:48

Alors qu'ils s'engageaient dans l'étroit chemin rocailleux, finalement forcés d'abandonner en haut de la crête leurs montures trop nerveuses, Edgar observait les Gorges avec attention. Il fouillait du regard chaque fissure, observant chaque pierre, chaque recoin dans l'espoir d'y découvrir un quelconque indice qui révélât la présence du Barrage. Un édifice aussi immense et imposant devrait être difficile à cacher, surtout dans un lieu aussi nu et désolé, non ? Mais celui-ci demeurait invisible, et les anciens savants qui avaient imaginé cette étrange construction connaissaient bien leur affaire...

A vrai dire, il était si occupé qu'il ne remarqua même pas la frayeur de Minam, accrochée à la paroi rocheuse quelques mètres en arrière et jetant régulièrement vers l'abîme des coups d'œil terrifiés. Lui n'avait jamais été effrayé par l'altitude, et il aurait de toute façon eu un peu de mal à comprendre comment une Avarielle pouvait bien avoir peur du vide. Après tout, si lui tombait, il n'aurait pas d'ailes pour lui permettre de s'envoler...

Ils descendirent lentement le petit sentier de pierre qui descendait en tourbillonnant, les entraînant inexorablement au fond du Gouffre. Parsemé de cailloux, de racines et de poussière, ils allait en s'étrécissant, si bien qu'ils finirent leur route presque dos à la paroi, s'accrochant à chaque aspérité pour ne pas basculer dans le vide. Edgar, plus grand que Minam, peinait un peu plus, mais son handicap de taille était compensé par son peu d'appréhension. Il avançait sûrement, préférant progresser plus lentement pour minimiser les risques, et ne trébucha qu'une fois. De toute façon, les racines qui dépassaient du mur de roche lui permettaient de s'assurer des prises relativement stables, et il ne craignait pas trop une chute éventuelle.

Après avoir peinés pendant une bonne-demi heure (quoique il n'y eût que peu de chemin à parcourir, la précarité de la descente avait considérablement ralentit leur avancée), ils posèrent enfin le pied sur la terre rouge qui emplissait le fond du fossé. Tandis que Minam, pas très loin derrière, parvenait à son tour sur la terre ferme, Edgar chercha des yeux l'entrée de la grotte dont son mystérieux interlocuteur lui avait parlé. Elle était assez difficile à trouver, bien dissimulée derrière un pan de roche, et ne consistait en fait qu'en une simple fracture qui allait en s'agrandissant. Faisant signe à la petit fille d'approcher, Edgar s'engagea avec prudence dans l'étroite ouverture.

Il faisait extrêmement sombre, et il fut rapidement obligé de s'arrêter pour sortir une bougie de la petite sacoche accrochée à sa ceinture. La lueur vacillante de la flamme n'éclairait pas grand'chose, mais c'était mieux que rien. Ouvrant la marche, il suivit le long boyau sombre et tortueux jusqu'à ce qu'il se mette à rétrécir, signe que l'entrée ne devait plus être très loin...

- On y est, dit-il soudain en avisant le fond du tunnel.

Laissant la petite fille passer devant, il leva la main pour lui désigner un étroit orifice en bas du mur, à peine de la taille d'un enfant. En se penchant, on pouvait voir qu'il débouchait dans ce qui semblait être une sorte de grande grotte aux parois inclinées.

- Ton travail commence ici, expliqua-t-il en posant la bougie près de l'ouverture. Je suis trop grand pour passer par là, c'est pour ça qu'il me faut ton aide. Tu vas traverser de l'autre côté, dans la grotte, et trouver le système d'ouverture. Ca devrait être facile, il ressemble à un gros panneau en métal avec tout un tas de boutons et de leviers dessus...

Le type qui avait découvert cet endroit avait envoyé son fils de l'autre côté, et il avait donc pu donner une description relativement précise de la grotte et de ce qu'elle contenait. En revanche, ne disposant pas des connaissances nécessaires pour réactiver le Barrage (il ignorait d'ailleurs la vraie nature de sa découverte, ce qui était bien heureux), il n'avait pu affirmer si le système marchait encore. Il allait falloir vérifier cela soi-même, en fait, et le jeune serviteur pria secrètement pour ne pas s'être déplacé pour rien.

Inspirant un bon coup, il attendit que Minam n'ait trouvé le panneau en question pour lui donner les instructions qu'il avait trouvées dans un très vieux livre :

- Maintenant, tire vers le bas le troisième levier en partant de la gauche, dans la première rangée. Tire ensuite le deuxième de la seconde, le huitième puis le troisième de la rangée du dessous. Appuie sur le bouton jaune et le bouton violet en même temps, puis appuie fort sur le gros bouton vert au centre de la plaque...
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Minam Storm
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MessageSujet: Re: Au coeur du Crépuscule...   Sam 4 Oct - 15:17

Minam se tourna avec une lenteur mêlée de prudence vers l'endroit que le jeune homme lui désignait. Ses ailes d'Avarielle la gênaient un peu dans ce tunnel sinueux et elle en souffrait d'autant plus qu'elles ne lui servaient à rien, ici, dans cet endroit sans ciel et à l'horizon si basse.
La cavité se découpait dans la roche sombre comme un oeil de cyclope fixe et sans paupières.
Sur le moment, cette impression fugace d'être observée la mit mal à l'aise, tant elle connaissait l'expérience de la vie d'exil, la peur au ventre, toujours dans la ligne de mire.
Nul endroit où se cacher, nul repos si ce n'est l'éternel.

Minam aurait aimé prendre en notes les instructions mais elle ne se sentait pas la force de chercher de quoi écrire dans le royaume du bazar que représentait son sac, alors elle s'avança sans plus attendre et s'engouffra lestement dans la mince caverne aux lumières glauques.
A la minute où elle entra dans ce refuge de l'Hiver, un violent courant d'air fit vaciller la chandelle près de l'ouverture, faisant danser le théâtre des gigantesques ombres sur les parois glacées et elle se redressa au milieu d'une salle sombre comme un caveau.
Il faisait si froid et humide à l'intérieur que l'enfant ressentit immédiatement l'atmosphère de moisi qui stagnait en ces lieux et elle dut encore une fois, s'intimer de continuer sa folle besogne.


* ça pue et pourtant, j'ai l'habitude de sentir l'Enfer *

Combien de fois elle avait erré, si longtemps dans les basses ruelles de la grande Cité, ses narrines flattées par des odeurs diverses dont la plupart fuyaient des égouts ?
Qu'était cette grotte en comparaison de ses lieux si chers ? Rien d'autre qu'un passage dans les ténèbres en instance de lumière. Ses doigts rendus léthargiques par le froid mordant s'attardaient à sonder la roche dont les profondeurs disparaissaient dans la nuit.
Il ne pouvait pas y avoir 36 explications, ce lieu n'appartenait pas à ici. C'était un lieu de l'au-delà.

A présent, elle portait un intérêt nouveau sur l'endroit et plus précisément, sur cet étrange panneau de métal peint.
Ses yeux s'agrandirent, comme pour mieux voir dans la pénombre et elle se décida à enclencher le premier mécanisme qu'il lui avait conseillé.
Il n'arriva rien si ce n'est un bruit de vieille machinerie rouillée qui venait de se réveiller d'une transe d'un siècle, au coeur de la Terre.
Encouragée par l'effet produit, plutôt pacifique, Minam continua à abaisser les leviers indiqués jusqu'à arriver à la toute dernière étape...


- Le bouton vert au centre, c'est ça ?

Les yeux fixés sur le milieu de la plaque et soudain devenue très pâle, elle attendait comme paralysée dans son geste.
Elle ne voulait pas se tromper au dernier moment, aussi cherchait-elle confirmation.
Soudain, elle se détourna, se pinçant le nez et éternua brusquement au milieu du dôme, répercutant un chœur d'échos.
Frappée par ce prodige de l'acoustique, son visage se peignit d'un air radieux qui la suivit jusqu'au panneau où l'attendait le dernier enclenchement qui marquerait la fin de sa mission.

Sans réfléchir, elle appuya directement sur le bouton, oubliant qu'il s'agissait là d'un évènement de la plus haute importance et non pas un simple geste à la facilité enfantine...
Puis, comme les murs se mettaient à vibrer, répandant une avalanche de gravillons et de poussière, Minam se hâta vers la sortie.
Elle ne savait pas ce qui allait se passer par la suite mais son instinct lui criait de s'éloigner d'ici et sans tarder...
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[PNJ]Edgar
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MessageSujet: Re: Au coeur du Crépuscule...   Sam 4 Oct - 19:14

Edgar suivit des yeux avec une angoisse parfaitement visible la petite file qui disparaissait peu à peu dans le tunnel étroit, comme aspirée par une bouche béante et inconnue. Il tenta de la distinguer derrière l'obscurité du tunnel sombre, en vain. Fouillant la nuit des yeux avec l'inquiétude toute naturelle de quelqu'un qui se sait en sécurité tandis que les autres craignent un danger terrible, il dût rapidement renoncer et se rendre à l'évidence : elle avait bel et bien disparue.

Il s'y attendait, en un sens. Il savait qu'à ce niveau-là, ils perdraient le contact pendant un bref instant; et qu'elle serait totalement sans défense tant qu'elle resterait dans la salle des commandes, derrière ce rideau de roche qui les séparait, sans personne pour la protéger. Il savait qu'il fallait faire vite ; une fois le mécanisme activé, il pourrait se passer absolument n'importe quoi, et il serrait totalement impuissant si jamais ça tournait mal. Elle pourrait être blessée, asphyxié ou même enterrée vivante par une avalanche...

Soudain, il sentit la terre trembler sous ses pieds.

* C'est fait ! * songea-t-il, et il fut pendant un instant si surpris qu'il en oublia complètement la petite fille restée à l'intérieur.

Autour de lui, les murs de la caverne bougeaient...

Il sortit en courant tandis que les parois pivotaient sur elles-mêmes et qu'un rideau de poussière et de graviers se déversait le long des murs. Le souffle court, il se précipita au bord du précipice et le vit. Le Barrage...
Il avait du mal à le croire, mais un pan entier de la montagne était en train de s'affaisser. Un mur de roche immense, indescriptible, qui pivotait doucement vers le bas dans un grondement semblable au tonnerre, répercuté encore et encore dans les Gorges comme un rugissement étourdissant.

* Quand l'Ancien Monde s'est écroulé, ça devait faire ce bruit-là... *
Songea Edgar, étrangement fasciné.

Petit à petit, centimètre par centimètre, le Barrage s'abaissait. C'était un gigantesque panneau de métal qui devait faire la taille d'une rue d'Ysmir, au moins, et qui s'abattait peu à peu en travers de la faille comme un pont enjambe une rivière. Il était immense, vertigineux, et bien qu'il soit à plusieurs centaines de mètres de l'endroit où l'édifice atterrissait, le jeune homme faillit reculer, tellement il avait l'impression que l'immense main de fer allait le submerger. On imaginait sans peine cette construction formidable barrer le passage à tout un fleuve, contenant en son sein les eaux tumultueuses, luttant contre la pression qui augmentait sans cesse, résistant inexorablement aux injures du temps et des éléments déchaînés. C'était une construction faite pour durer, pour vaincre tout les cataclysmes, et en la voyant ainsi, fièrement dressée en travers la montagne, Edgar sut qu'elle durerait bien plus longtemps que lui et que tout autre homme.

C'était une force de la nature, à l'envergure d'une montagne ou d'un océan, et le Barrage verrait encore nombre d'Empires s'écrouler et l'Age des Hommes passer avant que la rouille ne parvienne à vaincre l'immense corps de fer et d'acier...

Soudain, il sursauta. Minam sortait de la caverne, visiblement indemne, et il se sentit immédiatement coupable de l'y avoir oubliée. Toutefois, obnubilé par ce spectacle grandiose, il n'avait pu détourner les yeux avant que le Barrage ne se soit mis en place dans un grand craquement, faisant trembler jusqu'aux fondations de la montagne elle-même. Il s'approcha, ouvrit la bouche en cherchant déjà une excuse à trouver et s'interrompit aussitôt.

- POUSSE-TOI !!!

D'une main, il la saisit par le col et la tira derrière lui, la projetant violemment dans la poussière de la falaise. Un feulement bref immédiatement suivit d'un glapissement lui apprit que le cougar qui avait tenté de se laisser tomber sur la petite Avarielle avait manqué son coup.

* Bien fait ! * Songea-t-il en empoignant sa dague, les yeux fixés sur le félin.

Celui-ci s'était réceptionné avec toute la grâce et l'habileté des félins, et il feula dangereusement vers sa proie, le poil hérissé. Dans ses yeux, une lueur affamée semblait lutter contre la peur, et elle l'emporta soudain tandis qu'il bondissait une fois encore.

Le geste d'Edgar fut trop rapide à suivre. Le cougar fondit sur lui, sa main plongea, et l'animal pirouetta dans une gerbe de sang, éventré. A côté de lui, le chapeau que le jeune homme ne quittait jamais se posa doucement sur le sol, arraché par les griffes du félin qui avaient laissé dans la joue du serviteur quatre traces sanglantes...

SUITE EN PV



- Bon, on rentre ?

Edgar, sitôt leur petite conversation finie, rajusta son grand chapeau et sauta agilement en selle. Leur mission s'était bien terminée, finalement, et ils méritaient bien une petite virée dans les bas-quartiers d'Ysmir, histoire de se trouver une auberge sympa où se remplir correctement la panse après toutes ces émotions...
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